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Reflets de juin : expression du Groupe LFAG


Les retraités maltraités

En cette année 2009, beaucoup de ceux qui ont contribué à la casse de milliers d’emplois partent avec des parachutes et des retraites dorés, alors que la grande majorité des retraités est particulièrement maltraitée par le gouvernement.

Dans une de nos permanences, nous avons reçu la veuve d’un ouvrier de l’Arsenal ayant pour seule ressource une pension mensuelle de réversion de 1 040 €. L’aide ménagère à domicile (AMD) vient de lui être supprimée. Elle payait 4,72 € l’heure avec l’AMD, elle devrait dorénavant payer 18,20 €. Pourquoi ? Parce que le ministre de la Fonction Publique a décidé la suppression de l’AMD aux fonctionnaires et ouvriers d’Etat retraités de plus de 65 ans et aux veuves et veufs de ces personnes. Ainsi, au fur et à mesure, que les décisions d’attribution à l’AMD arrivent à échéance au cours de l’année 2009, cette prise en charge cesse et les intéressés doivent payer le plein tarif. Beaucoup vont être contraints à renoncer totalement ou partiellement à l’intervention d’aides ménagères, ce qui conduira aussi à une réduction des heures de travail pour ces dernières.

Cette suppression de l’AMD vient s’ajouter à l’insuffisante revalorisation des pensions de retraite en 2009. Le gouvernement a retardé de 3 mois la revalorisation annuelle, la reportant au 1° avril. De plus elle n’a été que de 1%, alors que l’application des mécanismes instaurés par le gouvernement aurait dû conduire à une revalorisation de 2,8 %.

Ce gouvernement, si prompt à accorder des aides aux banques, aux entreprises sans contrepartie en terme d’emplois, à favoriser outrageusement les plus riches avec le bouclier fiscal, maltraite allègrement les retraités. S’ajoutent à cela, les méfaits de la réforme Fillon de 2003. Elle conduit à un allongement de la limite d’âge de départ avec l’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein et à une réduction du montant des retraites. En outre le système de la décote aggrave cette diminution, en particulier pour les femmes.

Les retraités, tout comme les salariés, les privés d’emploi et les étudiants ont toutes les raisons de participer aux actions proposées par l’ensemble des organisations syndicales, pour la satisfaction des revendications.

Alain GUICHARD, Brigitte GUILLEVIC, Cyril LE BAIL, Chrystelle RISSEL

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