

De nombreux participants (Parents d’élèves, élus et membres de "lanester Franchement à Gauche") ont répondu à l’appel du SNUIPP 56, de SUD 56 et de la FCPE 56 pour une mobilisation face au projet "Base-élève".
Un message de satisfaction devant l’impact de la mobilisation et d’alerte à la vigilance a clos les interventions successives de SUD 56, du SNUIPP 56, de la FCPE et du maire de Lanester.
Information des organisateurs aux parents d’élèves et aux élus :
Base élèves : Deux ans et déjà fiché(e) ?
Le ministère de l’Education nationale et l’Inspecteur d’Académie du Morbihan lancent une course de vitesse : imposer le logiciel « Base-élèves » aux écoles avant que les familles ne refusent le fichage de leurs enfants.
Ce logiciel a été élaboré en l’absence de tout débat public et démocratique sur sa finalité. Son fonctionnement est simplement présenté à la CNIL en décembre 2004.
Rien ne semble aujourd’hui pouvoir arrêter une administration qui refuse tout débat, hors la mobilisation de tous, parents, enseignants et élus. C’est ce débat que nous devons imposer : quelle est la finalité exacte d’un tel logiciel, initialement présenté comme totalement neutre, mais dans lequel, sur pression de l’opinion publique des champs comme la nationalité, la langue et culture d’origine ont été gelés ?
De plus, nous savons aujourd’hui que « Base-élèves » n’est qu’un squelette appelé à recevoir quatre logiciels dont deux uniquement sont annoncés à ce jour, sans être connus ou présentés : le livret de compétences de l’élève qui est davantage qu’un simple dossier scolaire, notamment parce qu’il comporte des évaluations sur le comportement social de ce dernier, mais aussi un logiciel de suivi de la fréquentation scolaire de l’élève. Actuellement, on ignore tout des deux autres.
Les pressions s’exercent de plus en plus fortement sur les écoles pour la mise en place du logiciel « Base-élèves ».
Les parents qui envoient aux directeurs des lettres de refus d’inscription se voient adresser par l’Inspecteur d’Académie un vague collé - copié qui leur signifie.. . qu’ils n’ont rien à dire.
Cette façon de traiter les parents est à la fois un mépris envers les personnes et un affront aux usagers d’un service public. On ne peut accepter ces pratiques d’un autre âge dans notre société du XXIème siècle.
Aussi :
constatant que la plupart des fichiers constitués par d’autres administrations ont été détournés de leurs objectifs initiaux de gestion pour se transformer en instrument de contrôle social,
considérant que le fichage national des enfants n’apporte rien à la réussite des élèves et peut mettre en cause le respect de la vie privée des familles et le droit à la protection des données individuelles,
exigeant que l’école reste un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé,
affirmant que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir d’administrations qui ne font pas la démonstration de la transparence ni dans leur fonctionnement ni dans leurs intentions.
Nous demandons une information pleine et entière des familles et des élus sur le projet « Base-élèves ».
Nous refusons le fichage généralisé des élèves quels que soient leur âge ou leur situation.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de la mise en place de « Base-élèves ».
Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour préserver les libertés fondamentales futures de nos enfants.