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> Réaction d’Alain Guichard aux propos de Le Ménéah et de L’Hénoretcf : artcle du Ouet-France du 20 mai
"Il ne s’agit pas d’une réaction au nom du groupe, mais de ma réaction en tant que conseiller municipal tête de la liste Lanester Franchement à Gauche aux municipales." Alain Guichard
"Service minimum :
Monsieur Le Ménéah demande au conseil municipal d’organiser un service minimum à l’école lors des grèves des professeurs des écoles. Qu’il se rassure, les propositions de ses amis Darcos et Sarkozy vont permettre qu’il y ait un service minimum, non seulement les jours de grève mais toute l’année avec les suppressions massives de postes envisagées. Elles entraîneront la casse de l’école maternelle qui serait transformée en jardins d’enfants, le non-remplacement des enseignants en stage ou malades, la fragilisation et à terme la disparition de la filière bilingue, la raréfaction des filières de l’enseignement professionnel.
Si les enseignants étaient à nouveau en grève le 15 mai, dans la rue à Paris le 18, c’était précisément pour combattre cette révision générale des politiques publiques (la RGPP), rebaptisée à juste titre par certains syndicats « régression généralisée des politiques publiques ». Ce dont les élèves ont besoin ce n’est pas d’animateurs, avec tout le respect que j’ai pour eux, mais d’enseignants en nombre suffisant et bien formés. Dans les petites communes ce serait le cantonnier ou le garde-champêtre qui accueilleraient les enfants. L’école, y compris maternelle, n’est pas une garderie mais un lieu d’apprentissage et d’éducation. Les enseignants préfèreraient être devant leurs élèves mais c’est la politique initiée par le gouvernement Sarkozy qui les contraint à se mettre en grève.
Monsieur Le Ménéah ferait mieux de lutter avec les enseignants contre cette politique néfaste plutôt que de défendre ce service minimum bien dans la lignée de la politique populiste que mène le Président de la République.
Si je me félicite de voir le secrétaire de la section de Lanester du PS condamner la politique de casse du service public conduite par le gouvernement Sarkozy, je ne peux que regretter le soutien qu’il a apporté en son temps au projet de constitution européenne et plus récemment au traité de Lisbonne. Cette politique de casse des services publics est précisément en lien direct avec les orientations de ce traité faisant de la concurrence libre et non faussée le credo de la politique de l’Union Européenne. S’il n’y a pas de fortes mobilisations pour contrecarrer et combattre cette politique ce sont des pans entiers de ce service public à la française qui vont disparaître avec des conséquences dramatiques pour les plus fragiles de nos concitoyens et graves pour l’immense majorité. "